Sagesse
La sagesse (du grec ancien sophia) est un concept utilisé pour qualifier le comportement d’un individu, souvent conforme à une éthique, qui allie la conscience de soi et des autres, la tempérance, la prudence, la sincérité et le discernement s’appuyant sur un savoir raisonné. Dans le domaine de la philosophie, la sagesse représente un idéal de vie vers lequel tendent les philosophes, « amoureux de la sagesse », qui « pensent leur vie et vivent leur pensée », à travers le questionnement et la pratique de vertus. Les philosophes grecs différenciaient la sagesse théorique (sophia) de la sagesse pratique (phronèsis) : la vraie sagesse serait la conjonction des deux.
Salut
Notion spirituelle qui signifie « délivrance et une libération ». Le croyant qui possède le salut se trouve ainsi délivré et libéré du péché, de l’insatisfaction et de la condamnation éternelle (enfer). La notion de salut est présente dans le christianisme, le judaïsme, l’islam, l’hindouisme et le bouddhisme.
Scepticisme
Doctrine (du grec skeptikos, « qui examine ») selon laquelle, au sens strict, la pensée humaine ne peut déterminer une vérité avec certitude. Il ne s’agit pas de rejeter la recherche, mais au contraire de ne jamais l’interrompre en prétendant être parvenu à une vérité absolue. Son principal objectif n’est pas de nous faire éviter l’erreur, mais de nous faire parvenir à la quiétude (ataraxie), loin des conflits de dogmes et de la douleur que l’on peut ressentir lorsqu’on découvre de l’incohérence dans ses certitudes. Le scepticisme affirme que l’homme ne peut trouver ni une réponse aux questions philosophiques, ni une certitude concernant les réponses aux questions philosophiques et énigmes de la nature et de l’univers, même si elles existent.
Scientisme
Vision du monde apparue au XIXe siècle selon laquelle la science expérimentale a priorité pour interpréter le monde sur les formes plus anciennes de référence : révélation religieuse, tradition, coutume et idées reçues. Le scientisme veut, selon la formule d’Ernest Renan (1823-1892), « organiser scientifiquement l’humanité ». Il s’agit donc d’une confiance (le terme de foi ne s’applique pas dans le domaine expérimental) dans l’application des principes et méthodes de la science expérimentale dans tous les domaines.
Scolastique
Littéralement « la science de l’école ». Philosophie développée et enseignée au Moyen Âge dans les universités : elle vise à concilier l’apport de la philosophie grecque (particulièrement l’enseignement d’Aristote et des péripatéticiens) avec la théologie chrétienne héritée des Pères de l’Église et d’Anselme.
Sensible
Ce qui est susceptible d’être perçu par les sens, ou, plus largement, l’ensemble des impressions et des représentations.
Socialisme
Doctrine politique et économique qui vise, à l’inverse du modèle libéral, à réformer le système de propriété privée des moyens de production et d’échange et à l’appropriation de ceux-ci par la collectivité. Les valeurs fondamentales du socialisme sont : l’absence de classes (au moins à ses origines), l’égalité des chances, la justice sociale, la répartition équitable des ressources, la solidarité, la lutte contre l’individualisme, l’intérêt général partagé et prévalant sur les intérêts particuliers.
Dans la théorie politique marxiste, le socialisme est la période de transition entre l’abolition du capitalisme et l’avènement du communisme avec la disparition de l’Etat. Pendant cette période, la « dictature du prolétariat » s’exerce par l’intermédiaire de l’Etat sur l’ensemble de la société. Chez les non marxistes, le socialisme est la dénomination générale des doctrines des partis de gauche qui cherchent à rénover l’organisation de la société en vue de la justice sociale et de l’émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.
Sociologie
Peut être définie comme la branche des sciences humaines qui cherche à comprendre et à expliquer l’impact de la dimension sociale sur les représentations (façons de penser) et comportements (façons d’agir) humains.
Sophisme
Raisonnement faux, avec l’intention d’induire en erreur. Le sophisme se distingue ainsi d’un paralogisme, où le faux raisonnement est involontaire.
Spiritualisme
Doctrine qui affirme l’existence d’une entité supérieure et antérieure à l’être. Cette doctrine proclame également l’existence de valeurs spirituelles et morales. Il convient néanmoins de ne pas confondre spiritualité et spiritualisme. La spiritualité, entendue entre autres comme recherche de la vie bonne, pouvant être l’objet de doctrines aussi bien matérialistes (comme l’épicurisme, par exemple) que spiritualistes.
Stoïcisme
Courant philosophique occidental ayant pour finalité le bonheur de l’existence humaine obtenu grâce à une acceptation rationnelle de l’ordre du monde et de son évolution. Il repose notamment sur la distinction centrale entre d’un côté les choses qui dépendent de nous et sur lesquelles nous devons concentrer nos efforts, et d’un autre côté les choses qui ne dépendent pas de nous, contre lesquelles il est vain de lutter et que nous devons au contraire supporter et accepter (principe de détachement).
Structuralisme
Courant des sciences humaines qui s’inspire du modèle linguistique et appréhende la réalité sociale comme un ensemble formel de relations. L’une de ses méthodes principales est l’analyse structurelle des textes littéraires.
Substance
Désigne ce qu’il y a de permanent dans les choses qui changent et donc le fondement de tout accident. La substance est en effet un concept essentiel de la métaphysique et de l’ontologie non métaphysique. Dans ce sens, les interprétations varient entre ceux qui ne reconnaissent qu’une substance (monistes) et ceux qui en reconnaissent deux (philosophie dualiste) ou plusieurs (philosophie pluraliste).
Substrat
Ce qui sert de support, ce sans quoi une réalité ne saurait exister.
Sujet
Le sujet est en logique, la partie de la proposition à laquelle est attribué un prédicat ; en métaphysique, le sujet est l’être réel doté de qualités et qui produit des actes. Le sujet est à la fois ce qui est objet de la pensée et de la connaissance et le support de certaines autres réalités (actes, conscience, perception, droit, etc.).
Syllogisme
Raisonnement logique à deux propositions (également appelées prémisses) conduisant à une conclusion. Par exemple, Tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme donc Socrate est mortel
Tautologie
Phrase ou effet de style ainsi tourné que sa formulation ne puisse être que vraie « 100 % des gagnants ont tenté leur chance. ».
Théisme
Terme (du grec theos, dieu) qui désigne toute croyance ou doctrine qui affirme l’existence d’un Dieu et son influence dans l’univers, tant dans sa création que dans son fonctionnement. Selon le théisme religieux, la relation de l’homme avec Dieu passe par des intermédiaires (la religion). Selon le théisme philosophique, Dieu régit l’univers directement. Le théisme est opposé à l’athéisme.
Totalitarisme
Un des trois grands types de systèmes politiques avec la démocratie et l’autoritarisme. C’est un régime à parti unique, n’admettant aucune opposition organisée et dans lequel l’État tend à confisquer la totalité des activités de la société.
Transcendance
Idée de dépassement ou de franchissement, c’est-à-dire qui est au-delà du perceptible et des possibilités de l’entendement, ce qui est au-delà, ce qui dépasse, surpasse, en étant d’un tout autre ordre.