Il faut distinguer l’histoire comme le récit fait par l’historien des évènements passés et l’histoire comme aventure qui est en train de se faire.
L’historien répond à une exigence de vérité pour raconter un passé auquel il n’a pas été présent. L’histoire n’est pas une science, elle est une discipline empirique qui n’a pas de lois universelles. Le travail de l’historien est un travail d’interprétation pour établir le sens et l’importance des évènements et leurs relations.
L’histoire peut et doit toujours être réécrite, elle est le seul moyen dont l’homme dispose pour s’approprier un passé qui n’est pas seulement le sien. Elle lui permet de construire son identité dans le temps. Hegel montre que l’histoire est le processus par lequel le peuple devient conscient de lui-même et lui permet d’exister en tant que peuple. Les institutions pour régir la vie en communautés lui permettent de parvenir à l’existence, elles sont l’image qu’un peuple se donne de lui-même. Le peuple doit pouvoir s’identifier dans les institutions par un chef politique ou un chef éclairé animé par la passion du pouvoir, et qui sera en mesure de les réformer et de les imposer autour de lui.