Pour Aristote, la cité permet aux communautés familiales et économiques qui ne peuvent satisfaire tous les besoins de l’homme, de vivre sous une communauté politique qui a pour fonction d’établir les lois.
L’Etat moderne distingue la société civile comme puissance publique posant les lois et contrôlant le corps social. Il pose la séparation entre le cadre constitutionnel des lois et ceux qui exercent le pouvoir.
Selon Hobbes, l’homme est guidé par le désir de pouvoir, chacun désire dominer l’autre dans l’état de nature. Il faut donc instaurer un pacte par lequel chacun s’engage à se démettre du droit d’utiliser sa force au profit de l’Etat, tiers nécessaire pour assurer la paix sociale et permettre à chaque sujet d’aliéner sa propre liberté au profit de l’Etat.
Pour Rousseau, un Etat est légitime quand le peuple y est souverain et que les lois sont l’expression de la volonté générale qui n’est pas la volonté de la majorité, mais de ce que tout homme doit vouloir en tant que citoyen ayant en vue le bien de tous, et non en tant qu’individu n’ayant en vue que son intérêt propre. Un Etat est le résultat d’un équilibre fragile qui peut se rompre à tout moment, la société qui est la somme d’intérêts privés tend toujours à jouer contre lui.