Aristote définissait l’homme comme le « vivant possédant le langage », la capacité linguistique semblant n’appartenir en propre qu’à l’homme, ce qui le distingue de tous les autres êtres vivants.
Le langage permet à l’homme de penser et de communiquer ses idées et ainsi de fonder la vie en communauté. Le langage se définit par un vocabulaire et un pouvoir de nomination, par une grammaire et des règles régissant la nature et les relations des mots. Il n’y a aucun rapport logique entre le signifiant et le signifié, d’où la thèse de l’arbitraire du signe. En d’autres termes, le langage est un système de signes inventé arbitrairement, c’est pourquoi il existe plusieurs langues. Les animaux n’utilisent pas des signes composés mais des signaux indécomposables, leur communication est une combinaison de signaux dont chacun renvoie à une seule signification possible. Le langage humain est plus riche en variations de sens, et est capable de progrès et d’invention. Les mots peuvent renvoyer à des choses mais aussi à des concepts abstraits et généraux. Le langage est donc aussi le fruit de la faculté humaine d’abstraction, il simplifie le monde et l’appauvrit et lui impose un ordre en classant les choses par ressemblance. Il délimite le monde humain et finalement, permet uniquement l’existence de ce que nous pouvons nommer dans notre langue. Husserl affirme que le langage fonde la communauté humaine tandis que Wittgenstein remarque qu’à côté de sa fonction descriptive, le langage a plus fondamentalement une fonction éthique.