Aristote estimait que le bonheur n’est pas simplement le fait d’être heureux, mais qu’il doit, s’il est véritable, s’inscrire dans la durée.
Les philosophes de l’Antiquité, notamment les Epicuriens et les Stoïciens, s’accordent sur le fait que seule une vie droite et juste peut nous faire accéder au bonheur véritable. Cependant, les Epicuriens pensent que le plaisir est essentiel au bonheur, même si certains désirs amènent plus de troubles que de réjouissance, alors que les Stoïciens pensent que le bonheur est durable si nous ne soucions pas des circonstances extérieures (la vieillesse, la mort…).
Kant pense que la raison nous indique comment éviter le malheur mais non comment être heureux. Il s’agit de savoir si la recherche du bonheur doit être la suprême motivation de l’homme dans son existence. Il estime également, à l’inverse des philosophies antiques, qu’il n’est pas possible à la fois de faire son devoir et rechercher le bonheur, parce que le devoir est de faire passer l’impératif de la moralité avant la recherche du bonheur.