La Vérité

La cohérence est une condition nécessaire mais non suffisante à l’établissement de la vérité.

            Il existe trois conceptions philosophiques de la vérité. Elle peut être assimilée à la réalité, être considérée comme une traduction de la réalité ou être conçue comme une construction d’une autre nature que la réalité.

            La vérité a été définie par Thomas d’Aquin comme l’adéquation de l’esprit et de la chose. La définition est valide s’il est possible de comparer les idées aux choses, cependant nous n’avons jamais affaire aux choses en elles-mêmes mais uniquement à la représentation des choses.

            Descartes estime que rien ne permet d’assurer que le monde est bien conforme à sa perception. Cependant même si tous les jugements sont faux, une seule chose permet de ne pas douter. Pour se tromper, il faut être, donc je suis. « Je pense, donc je suis », est la seule proposition nécessairement vraie, cette intuition est devenue le modèle de la vérité. Cependant, parmi les idées qui permettent de douter, il y a l’idée de Dieu, et Descartes est contraint de poser l’existence de Dieu au fondement de la vérité. Pour lui, le modèle de vérité est l’intuition immédiatement certaine du « cogito », qui présuppose que la définition de la vérité est la vraie définition.

            En logique contemporaine, il existe une opposition ente la vérité formelle qui serait un énoncé démontrable et doté de cohérence logique, indépendante de toute analyse de son contenu, et la vérité matérielle qui serait un énoncé dont les termes tels qu’ils sont définis correspondent bien aux phénomènes expérimentaux dont on prétend rendre compte. De fait, toute vérité scientifique est donc nécessairement temporaire.