Le fait religieux est présent dans toutes les cultures humaines, même les plus primitives. La religion rassemble les êtres humains en les rattachant ensemble à des puissances surnaturelles qu’ils doivent vénérer. Elle prend la forme de rites qui se distinguent du temps profane comme du temps des affaires humaines.
Il est possible de distinguer plusieurs types de religion. Auguste Comte distingue trois formes de croyance religieuse. Tout d’abord, il y a la croyance fétichiste, qui est la plus primitive, et qui confère aux objets des propriétés magiques. Ensuite, il y a le polythéisme qui vénère plusieurs êtres divins représentés de manière anthropomorphique. Le rite religieux est associé à l’élément du mythe comme récit des origines, le mythe n’est pas un récit imaginaire mais un modèle qui sert à expliquer le réel et à le comprendre en expliquant sa genèse. Enfin, il y a les religions monothéistes et leur croyance en un dieu unique. Elles affirment leur caractère historique et il ne s’agit plus de faire des sacrifices mais de croire, la notion de foi prend tout son sens. Le monothéisme remplace le mythe par la foi et la croyance en un dieu qui n’est plus pensé à l’image de l’homme.
Selon Feuerbach, la religion, notamment le christianisme, n’est pas le mystère du Dieu qui s’est fait homme, mais celui de l’homme qui s’est fait Dieu. L’être humain s’aliène puisqu’il se dépossède de ses caractéristiques les plus dignes pour les donner à Dieu. Il doit réapprendre à être en se libérant de l’aliénation religieuse.
Dans sa Critique de la raison pure, Kant a tenté de démontrer qu’aucune preuve de l’existence de Dieu n’est recevable. Néanmoins, il explique que son existence est un postulat nécessaire à la raison pratique même si la raison théorique ne pourra jamais le démontrer.
Enfin, Pascal en appelle au cœur qui seul « sent » Dieu, contrairement à Descartes et à tous les philosophes qui veulent réduire la religion à ce qu’il est raisonnable de croire.