Il n’est possible de parler de liberté que pour un être qui s’est affranchi du déterminisme naturel. Pour être libre, il faut pouvoir choisir de faire ou de ne pas faire. Seul un être qui s’est débarrassé de la tyrannie des instincts peut remplir les conditions minimales de l’accès à la liberté.
Kant affirme que la volonté est universelle quand elle veut ce que tout homme ne peut que vouloir, c’est à dire être respecté en tant que volonté libre. La liberté se conquiert donc en luttant contre les désirs qui réduisent l’homme en esclavage et en obéissant à l’impératif de la moralité.
Pour Rousseau, sur le plan politique, le « contrat social » garantit la liberté des citoyens non en les délivrant de toute loi, mais en faisant d’eux les auteurs de la loi par le vote. Les hommes se donnent à eux-mêmes leurs propres lois en ayant en vue non leurs intérêts particuliers mais le bien commun.