Le terme apparut lorsque les successeurs d’Aristote regroupèrent une partie des textes traitant de la philosophie première et situés juste après la physique, sous le nom de métaphysique. La métaphysique est une discipline philosophique qui traite des réalités qui sont au-delà des choses naturelles comme l’Etre, la Vérité, Le Bien. Kant la définit comme la discipline qui cherche à se constituer en science des objets dépassant notre expérience.
D’Aristote au Moyen Age, la métaphysique sera considérée comme la science par excellence. A partir de l’âge classique, elle se divisera en métaphysique générale (soit l’ontologie traitée au paragraphe 3) qui traite de la science de l’être en tant qu’être, et en métaphysique spéciale qui est la science d’un secteur particulier de l’être.
La métaphysique spéciale est subdivisée en cosmologie rationnelle (théorie du monde et de la matière), psychologie rationnelle (théorie de l’âme) et théologie rationnelle (connaissance de Dieu et énoncé des preuves de son existence).
Chez Descartes, la métaphysique reste la connaissance de Dieu et de l’âme par raison naturelle. Elle ambitionne d’accéder à l’absolu qu’il soit ontologique ou moral.
Kant écrit que la métaphysique est une pensée qui a une utilité pour la morale, mais qui ne saurait constituer une connaissance objective dans la mesure où ses objets échappent à toute expérience possible.
Pour Auguste Comte, la métaphysique est l’expression d’un moment dépassé dans l’histoire du développement de l’esprit humain. Il estime que la science doit remplacer la métaphysique comme principe d’explication du monde, et qu’elle est capable d’énoncer les lois universelles qui expriment le fonctionnement des mécanismes de la nature.
Heidegger pense que la question de l’être a été oubliée depuis les Grecs alors que nous avons une réelle disposition au questionnement métaphysique. Pour lui, la métaphysique doit commencer par une analytique de notre rapport à l’être et au monde qui nous entoure.