Levi Strauss (1908 – 2009)

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« L’œuvre du peintre, du poète ou du musicien, les mythes et les symboles du « sauvage » doivent apparaître, sinon comme une forme supérieure de connaissance, au moins comme la plus fondamentale, la seule véritablement commune »

            Lévi-Strauss est né à Bruxelles, il fait d’abord des études de philosophie avant de se découvrir une vocation d’ethnologue. Il organise sa première expédition au Brésil où il a été nommé professeur à Sao-Paulo. Après la seconde guerre mondiale, il s’installe en France où il enseigne à l’EHESS et au Collège de France, il est également élu à l’Académie française en 1973. Il a renouvelé notre regard sur les sociétés humaines et notamment les sociétés occidentales. Pour lui, notre civilisation n’est pas un modèle, elle n’est qu’un mode d’existence parmi d’autres. Il est le père du structuralisme dont les principes généraux retiennent qu’aucun trait de la culture humaine ; la langue mais également les croyances, les systèmes de parenté, le fonctionnement de la psyché individuelle etc… ; n’est naturel. Pour comprendre tous ces aspects de la culture, il faut les considérer comme des systèmes de signes ou de symboles, donc comme autant de structures régies par des règles. Lévi-Strauss pense qu’on peut analyser les sociétés humaines sans s’intéresser à leur histoire, mais en les considérant comme des systèmes de relations et de significations qui doivent être appréhendés an tant que tel. Ainsi, la pensée mythique, qui caractérise les sociétés sauvages, n’est pas le brouillon de la pensée rationnelle mais un système de sens à éclaircir.  

Œuvres principales : Tristes tropiques ; Les structures élémentaires de la parenté ; Mythologiques