Confucius est contemporain des philosophes présocratiques alors que la Chine vit une décadence du pouvoir central et du système politique. Après avoir été écarté du pouvoir, il parcourt la Chine à la recherche du souverain idéal. Ses disciples nous ont transmis les « entretiens » qui proposent un idéal de l’homme, à la fois idéal éthique où la vertu est centrale et idéal politique. Actuellement, le confucianisme est banni alors qu’il était la philosophie officielle de la Chine impériale, mais sa philosophie exerce toujours une influence profonde sur la civilisation chinoise.
Le fondement de sa morale est la doctrine de l’invariable milieu, une voie moyenne visant à éviter tout excès. L’homme de bien parvient à l’équilibre des passions et agit en conformité avec l’ordre de la nature. Confucius prône une stricte soumission à l’ordre universel, tout comme à la hiérarchie sociale et politique.
A côté du « ren », cette vertu d’humanité, Confucius privilégie la Voie (Tao), qui représente dans le confucianisme, le chemin des anciens. Cette pensée est entièrement centrée sur l’homme et peut être considérée comme un humanisme.