Environ 500 ans avant JC, un noble d’une riche famille indienne va renoncer à une vie de privilégié et adopter une vie d’ermite où il aura la révélation que l’origine de la douleur se situe dans le désir. Il atteint l’éveil (bodhi) ou l’illumination et devient le Bouddha (l’éveillé).
Le Bouddhisme s’oppose au Brahmanisme et son élitisme, l’illumination connue par le Bouddha est accessible à tous les êtres. Le sens originel du Bouddhisme est assujetti à la souffrance pour tout ce qui existe. Il faut donc échapper à la soif de l’existence et mener à la compréhension des causes de la souffrance pour accomplir les étapes nécessaires de la délivrance (ou extinction), c’est-à-dire le nirvâna.
Selon le Bouddha, rien ne persiste et le moi n’est qu’illusion, la pratique régulière d’exercices spirituels permet d’anéantir tout désir, de libérer l’esprit de la douleur et d’agir de manière détachée. Pour le Bouddhisme, le désir est l’origine de la souffrance. Il ne s’agit pas simplement d’un désir concupiscent (désir des plaisirs sensuels), mais de toute tendance illusoire de se maintenir en vie et de persévérer dans l’être. A la différence des sagesses antiques, le Bouddhisme ne vise pas à maîtriser le désir mais à l’éradiquer totalement.