
« La justice est la première vertu des institutions sociales comme la vérité est celle des systèmes de pensée. »
« La désobéissance civile exprime la désobéissance à la loi dans le cadre de la fidélité à la loi, bien qu’elle se situe à sa limité extérieure. »
John Rawls est un philosophe américain né dans une famille aisée de Baltimore. Il a fait ses études à l’université de Princeton et a ensuite été nommé professeur à Harvard. Il ne s’est jamais engagé en politique mais a inspiré la social-démocratie notamment européenne, il a également été attentif et proche des mouvements étudiants des années 60 et 70 aux Etats-Unis.
Rawls pense qu’en matière de politique, l’objectivité absolue est impossible, dans la mesure où nous sommes toujours tentés de juger les théories en fonction des avantages personnels que leur application pratique peut nous apporter. Aussi, il imagine une « position originelle » où les partenaires sont situés derrière un « voile d’ignorance » qui les empêche de connaître leur place dans la société.
Pour répondre à la problématique des sujets placés derrière un « voile d’ignorance » et qui sont à la fois préoccupés de leur avenir propre et doués de raison, Rawls définit deux principes qui constituent la théorie de la « justice comme équité ».
En premier, il pose un « principe de liberté » qui justifie l’option démocratique, et permet aux partenaires de pouvoir jouir des mêmes droits fondamentaux que les autres.
En second, il pose un « principe de différence » qui légitime les inégalités de fait, mais l’effet de ces inégalités doit être atténué par l’affirmation qu’elles doivent bénéficier à tous.
Rawls pense qu’une société juste n’est pas une société égalitaire mais une société équitable, où les positions sociales procurant le plus d’avantages sont de droit, accessibles à tous, mais également où les avantages obtenus par ceux qui parviennent à occuper ces positions profitent également à ceux qui sont laissés pour compte. En définitive, seules les inégalités qui ne bénéficient pas à tous sont alors injustes.
Œuvres principales : Théorie de la justice ; Libéralisme politique