
Deux cents ans après l’affirmation du caractère unique de Dieu chez les Egyptiens dans l’Hymne à Amon-Ra, l’Ancien Testament (la Bible) développe la notion d’une unicité non plus relative mais absolue de Dieu, cette affirmation de l’unité est le noyau central de la pensée hébraïque. Ce Dieu unique créateur est aussi Dieu d’amour, de justice et sagesse, il est totalement transcendant mais également en alliance avec l’homme qui est sa créature.
Le monothéisme aurait été fondé par Moïse qui conduira les Hébreux hors d’Egypte et les initiera à ce Dieu unique. Il trouvera progressivement une forme plus accomplie avec les écrits des prophètes Elie (850 av JC) et Isaïe (600 av JC). Les notions de liberté, de personne, d’histoire de l’humanité et de l’homme possesseur de la nature vont irriguer la pensée occidentale à travers la source hébraïque prolongée par le christianisme. Finalement l’Europe va être issue à la fois de cet héritage et de la philosophie gréco-romaine.