
« L’absurde naît de la confrontation de l’appel humain avec le silence déraisonnable du monde. »
« Dans l’épreuve quotidienne qui est la nôtre, la révolte joue le même rôle que le cogito dans l’ordre de la pensée, elle est la première évidence. »
Albert Camus est né en Algérie dans une famille pauvre, orphelin de père, il étudie à la faculté d’Alger où il rencontrera son maître Jean Grenier. Par la suite, il viendra en métropole et sera journaliste, fondateur du journal Combat, et entrera dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Il écrira à la fois des romans, des pièces de théâtre et des essais philosophiques.
Camus s’engagera dans la vie intellectuelle de l’époque et luttera toute sa vie contre toutes les formes d’oppression et d’injustice. Il recevra le prix Nobel de littérature en 1957 et décèdera dans un accident de voiture illustrant tragiquement sa doctrine de l’absurde.
Pour Camus, l’univers n’a ni Dieu ni sens, il pense que notre responsabilité individuelle est entière face aux autres et à nous-mêmes. Pour lui, cette absence de fondements métaphysiques aboutit à un manque de sens de notre existence, à l’absurde, qu’il définit comme le divorce entre l’homme et le monde.
Camus estime que la vie n’a pas de sens, ce qui est pour lui la question fondamentale de la philosophie. Cependant, le suicide n’est pas une solution, tout juste une capitulation, il lui préfère, face à l’absurdité de l’existence, la révolte contre son injustice.
Après l’absurde et la révolte, Camus devait aborder l’amour qui était le troisième cycle de son œuvre, malheureusement sa disparition prématurée ne lui a pas permis de le développer pour évoquer son amour de la vie et son désir de vivre sa propre liberté. La philosophie de Camus n’est pas radicalement pessimiste, mais est plutôt un humanisme tragique, une éthique de la générosité sans espérance.
Œuvres principales : L’étranger ; L’homme révolté ; Le mythe de Sisyphe