
« L’homme est un loup pour l’homme. »
« C’est comme si chacun disait à chacun : j’autorise cet homme ou cette assemblée et je lui abandonne le droit de me gouverner moi-même, à cette condition que tu lui abandonnes ton droit, et que tu autorises toutes ses actions de la même manière. »
Hobbes a fait ses études à Oxford, par la suite il devient précepteur et voyage régulièrement en Europe. A la suite d’une grave crise politique en Angleterre, il va se réfugier en France pendant une dizaine d’années. Il reviendra dans son pays d’origine pour y mener une vie tranquille et studieuse.
Hobbes établit une théorie rationnelle du pouvoir politique, qui a pour seule origine la nature humaine. De ce fait, il rompt avec la théorie de la souveraineté d’origine théologique. Il développe une nature humaine partagée entre un état de nature sans droit et de la nécessité de disposer d’une certaine sécurité. Pour gérer cette contradiction, Hobbes opte pour la création d’un pacte social, d’un état et d’un pouvoir régulateur rationnel et absolu.
Pour Hobbes, l’homme est soumis à un comportement déterminisme induit par un matérialisme mécanisme qui est de nature empirisme, c’est-à-dire que la sensation est le principe de la connaissance.
Contrairement à Aristote qui considérait l’homme comme un « animal politique », Hobbes ne voit en lui aucun instinct social, il pense que la nature humaine est soumise à deux passions contradictoires, la domination de l’autre et la préservation de son existence.
Après s’être dessaisis de leur droit par un consentement mutuel et général, les hommes devront définir un contrat pour fonder une société civile et un état. Ensuite le pouvoir politique pourra être conféré par délégation à un souverain qui l’exercera en leur nom.
La souveraineté de l’état est absolue et légitime, il doit assurer la sécurité et l’ordre et est la source unique de la loi. Cependant les sujets conservent certains droits inaliénables pour résister ou désobéir au souverain, si celui-ci menace leur vie.
Hobbes a été longtemps accusé d’être le théoricien de l’absolutisme et il a dû se défendre du soupçon d’athéisme. Mais il est aussi considéré comme le précurseur du contrat social et l’un des premiers penseurs de l’état de droit et du libéralisme.
Œuvres principales : Le Léviathan ; De l’Homme