Descartes (1596 – 1650)

René Descartes : Oeuvres, biographie, et 36 citations de René Descartes

« Cogito ergo sum : je pense, donc je suis »

« La puissance de bien juger, et distinguer le vrai d’avec le faux, qui est proprement ce qu’on nomme le bon sens, ou la raison, est naturellement égale à tous les hommes »

            Descartes est né en Touraine, il effectue de brillantes études à la Flèche et notamment en mathématiques. Après avoir effectué quelques voyages et s’être engagé comme militaire, il consacre sa vie à la réflexion et à l’écriture après s’être établi en Hollande puis en Suède où il décédera prématurément.

            Son œuvre constitue un ensemble à la fois philosophique et scientifique, son but est l’action au service de l’homme et l’établissement de principes métaphysiques qui fonderont la science universelle. Il découvre l’idée de l’infini et fonde la confiance en l’évidence de nos représentations sur la preuve rationnelle de l’existence de Dieu.

            Pour Descartes, Dieu est au-dessus de toute rationalité, c’est lui qui créé les vérités éternelles, vérités de raison et vérités mathématiques comprises.

            Descartes a inauguré une série de problématiques qui le situent à l’origine d’un mouvement baptisé le rationalisme, mouvement qui procède de la connaissance de principes à priori et ne laisse pas de place à l’expérience au contraire de l’empirisme.

            Il a formulé une méthode universelle inspirée de la rigueur mathématique qui comporte quatre règles :

  • L’évidence qui permet de se garder de toute précipitation et de tout préjugé.
  • L’analyse par laquelle les problèmes sont divisés en autant de parcelles qu’il se pourrait.
  • La synthèse qui consiste à procéder dans l’ordre du plus facile au plus composé.
  • Le dénombrement qui permet de vérifier que rien n’ait été oublié. 

            Descartes a entrepris d’user de la méthode du doute qu’il applique à toute chose pour trouver une certitude indubitable sur laquelle refonder tout le système du savoir. Il découvre au cœur même de l’acte de douter, l’existence de la pensée, laquelle requiert l’être du penseur « je pense, donc je suis ». Pour lui, c’est une intuition métaphysique et non mathématique qui porte sur un être plutôt que sur un objet.

            Il estime que le dieu créateur transcende radicalement la nature et qu’il crée les vérités, par la toute-puissance de son libre arbitre. L’homme n’est pas une partie de Dieu et il est seul coupable de ses erreurs. Toute finalité disparaît, la nature n’a aucun dynamisme propre et il appartient au créateur. La nature est réduite à un mécanisme entièrement transparent au langage mathématique. 

            La morale de Descartes est inséparable d’une étude rigoureuse des passions, phénomènes causés dans l’âme par l’action du corps qui sont séparés nettement en deux substances distinctes. La morale est enfin une technique du bonheur car Descartes tenait la conservation de la santé pour « le premier bien et le fondement de tous les autres biens de cette vie ».  

 Œuvres principales : Discours de la méthode ; Méditations métaphysiques