
« L’écriture est comme un puits caché d’une grande profondeur. Ce n’est que par l’interprétation des allégories, puis d’une allégorie à l’autre, que l’on noue les cordes pour y puiser »
Maïmonide est né à Cordoue, après ses études, il est devenu médecin et philosophe. De confession juive il a été obligé de s’exiler au Maroc, à Jérusalem et en Egypte pour ne pas se convertir à l’islam. Il est l’un des principaux philosophes juifs qui servirent en quelque sorte d’intermédiaire entre les arabes et les chrétiens pour la connaissance de l’œuvre d’Aristote.
Il a abordé des sujets sur l’importance de la Torah (loi écrite) et de la Mishna (loi orale), sur les échanges avec les intellectuels musulmans et juifs et leur fonds commun dans un registre philosophique grec et un éclairage sur le sens profond de nombreux passages des écritures à la lumière de la raison.
Maïmonide a réfléchi aux capacités de l’homme à accéder à la connaissance et élaboré une approche de la connaissance des principes les plus élevés, c’est-à-dire Dieu, dont il disait qu’il n’était pas à la portée de tous les hommes. Il a développé également une théologie rationnelle que l’on pourrait traduire par une tentative de créer une harmonie entre foi et raison. Enfin, il a contribué à une réflexion dans le domaine de pensée politique et notamment sur un modèle d’humanité respectant des conventions morales minimum et d’une doctrine de la guerre juste.
Œuvre principale : Guide des égarés