
« Croire pour comprendre, comprendre pour croire »
« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais, dès qu’on me le demande et que je tente de l’expliquer, je ne le sais plus »
Il est né à Thagaste dans l’actuelle Algérie et étudie à Carthage. Après avoir mené une vie dissolue, il traverse une série d’expériences et notamment au travers des enseignements de la secte des manichéens, fondée par Mani en Perse, et qui voyait dans le bien et le mal les deux principes éternels gouvernant le monde.
Après son installation à Rome et Milan il se convertit au christianisme après une expérience mystique, il est par la suite ordonné prêtre et nommé évêque à Hippone en Afrique du nord.
Augustin a été fortement marqué par la découverte de la philosophie de Plotin qui était le meilleur représentant du néoplatonisme, un courant philosophique d’inspiration platonicienne. Il a essayé de concilier la foi et la raison. Ce thème a été souvent abordé par les penseurs entre la chute de l’empire romain et la renaissance. Pour lui, la foi n’avait rien d’irrationnel, car il la considérait comme une adhésion libre de l’intelligence aux postulats de la religion.
Augustin a réfléchi également sur la nature du temps à partir de la question : « qu’est-ce donc que le temps ? » et entama une réflexion ontologique sur la nature du temps et de sa relation avec l’éternité.
La liberté et la grâce sont également deux concepts fondamentaux de la philosophie d’Augustin qui influencera durablement le débat sur le libre abrite dans les siècles à venir. Pour lui, la seule liberté parfaite est la liberté de Dieu, car tout le reste lui est soumis. De plus, les hommes ne peuvent être lavés du péché originel qui les marque depuis leur naissance, que sous la forme d’un don accordé par Dieu et pour qu’ils puissent aspirer à la salvation (action de procurer le salut spirituel).
Œuvres principales : Les Confessions ; De la Trinité