Platon (427 – 347)

Platon — Wikipédia

« Philosopher, c’est apprendre à mourir »

« Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre »

                Après la mort de Socrate, Platon va quitter Athènes et voyager en Egypte et en Italie. Après plusieurs séjours à Syracuse à la cour de Denys, où il essuiera plusieurs échecs, il reviendra à Athènes et fondera une école philosophique : l’Académie.

            Platon va rapporter les idées de Socrate et adopter son principe de la dialectique qui est l’art de remonter vers des concepts de plus en plus généraux à des concepts premiers, nombre de ses œuvres vont se présenter sous la forme de dialogues. Platon y fait parler des personnages et l’on peut se poser la question de savoir quelle part relève de Socrate et quelle part de Platon ?

            La philosophie de Platon est foncièrement dualiste, il réconcilie en quelque sorte Parménide et Héraclite en admettant l’existence de deux mondes : le monde intelligible des Idées immuables et éternelles, et le monde sensible des apparences perpétuellement changeantes.

            La théorie de l’âme se rattache à la doctrine des Idées, les âmes ont contemplé les Idées puis sont tombées dans la prison du corps, mais restent toutefois capables de réminiscence. A la doctrine des Idées se rattache aussi l’espérance de l’immortalité de l’âme.

            La célèbre allégorie du mythe de la caverne qui décrit la lente conversion qu’exige toute formation, du sensible et du corporel vers l’intelligible et la pensée, est fondatrice d’aspects essentiels de la civilisation occidentale : l’âme humaine doit s’affranchir des apparences du monde sensible pour progresser jusqu’aux réalités idéales. Cette allégorie représente aussi l’éducation comme une libération ou l’on apprend à se défaire du joug des opinions.

            Platon pense que l’Amour est une émotion qui saisit l’âme devant la beauté tout en étant le moyen d’une conversion dialectique. L’amour d’un beau corps, puis des beaux corps, enfin des belles âmes et des belles vertus conduit à redécouvrir l’Idée du beau en soi.

            Pour Platon, la politique montre qu’il n’existe actuellement que des types de société et de gouvernement déchus et décadents : la timocratie, l’oligarchie, la démocratie et la tyrannie. La cité idéale implique une hiérarchie et un ordre, un équilibre authentique. Parmi toutes les formes de gouvernement, Platon préfère l’aristocratie qui est le gouvernement des meilleurs, avec à sa tête un philosophe-roi. Les philosophes seront placés à la tête de l’état, car ils expriment la raison, connaissent la justice en soi et représentent l’esprit. Pour certains, la pensée de Platon peut paraitre sur certains points, intolérante, dans une large mesure utopiste et semble exprimer des pensées totalitaires.

Œuvres principales : Le Gorgias, Le Phèdre, le Phédon, Le Banquet, La République, Le Théétète, Le Sophiste, Le Politique, Le Parménide, Le Timée, Les Lois.